Publié dans Société

Secteur de la construction et BTP - Plus de 200 000 travailleurs face à des situations dangereuses

Publié le mercredi, 25 août 2021


« J’ai déjà été victime de nombreux accidents de travail, en 15 années d’exercice. Ma chute depuis le 2e étage d’un bâtiment en chantier m’a le plus marquée. J’ai été inconscient et mon bras droit s’est fracturé. Il m’a fallu 3 semaines de convalescence et beaucoup de volonté pour reprendre mon travail ». De par ce témoignage, Soloniaina R., maçon auprès d’une petite entreprise de construction informelle, confirme les risques que les employés dans le secteur de la construction ou encore du bâtiment et travaux public (BTP) encourent presque quotidiennement. Ils sont des milliers de travailleurs qui évoluent dans les petites entreprises de construction informelles dont les risques sont plus élevés faute d’assurance et de sécurité sociale.
Effectivement, le secteur de la construction et BTP se caractérise par un environnement de travail dangereux. Ses 200 000 travailleurs et plus exercent leur métier dans des conditions de travail particulièrement physiques et intenses, notamment dans les chantiers de construction. Ils font quotidiennement face à des situations dangereuses, dont le travail en hauteur, l’exposition aux produits chimiques, la manutention de charges ou encore la circulation d’engins routiers. De plus, les statistiques confirment ces constats inquiétants étant donné que près de 28% des accidents de travail déclarés à la Caisse Nationale de prévoyance sociale surviennent dans le secteur de la construction.
Une étude pour un état des lieux
Améliorer la santé et sécurité au travail (SST) dans la chaîne de valeur de la construction à Madagascar. Tel est l’objectif d’une étude commanditée par le projet « Fonds Vision Zéro » (VZF) de l’OIT, laquelle fera un état des lieux de la situation dans ce secteur. Elle permettra notamment de mettre en avant les caractéristiques spécifiques de ce secteur qui présagent des risques ou des opportunités pour une amélioration des conditions de travail des salariés en matière de prévention. « L’équipe de consultance engagée pour mener l’étude va faire le tour des employés œuvrant dans la construction et BTP. Les résultats de l’enquête seront ainsi d’une importance capitale », avance Solo Paulin, directeur du Travail et de la Promotion des droits fondamentaux auprès du ministère de tutelle.
Le lancement officiel de l’étude a été marqué par un atelier tenu, hier, à Antaninarenina. Cette rencontre a pu réunir les parties prenantes-clés, consultées pour la collecte des données pour enrichir l’étude, entre autres les ministères en charge du Travail et des Travaux publics, les représentants du syndicat des entrepreneurs du BTP, les représentants des travailleurs, etc. Outre les consultants en charge de l’étude, la démarche méthodologique adoptée pour mener l’enquête a été présentée à l’occasion. Il en est de même pour le planning des consultations et de visites d’observation, prévues en septembre et octobre prochains. Les entreprises sont sollicitées à collaborer pour y arriver.
Recueillis par Patricia Ramavonirina



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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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